Les moyens non pharmacologiques sont toujours utiles et donc indiqués.
Utilisés de façon spontanée et intuitive par la plupart des parents qui cherchent à apaiser leur enfant, ils gagnent à être développés tant par les familles que par les soignants. Les manœuvres d’apaisement comprennent l’association d’un environnement confortable (position, calme, chaleur, lumière douce), d’une attitude et d’un discours rassurants, d’activités familières distrayantes et agréables, et de stimulations cutanées ou sensorielles adaptées (massages, musique…).
Les techniques de relaxation sont utilisables dès 3-4 ans, et chez le nourrisson une sucette contenant 2 ml de glucose à 30 % a fait la preuve de son intérêt pour accompagner une ponction veineuse.
L’apprentissage et l’appropriation par les soignants de techniques de stimulation cutanée, basées sur le savoir-faire de la médecine orientale, peuvent apporter un complément fort utile dans la lutte contre la douleur chronique de l’enfant dans certains services spécialisés. Enfin kinésithérapie, immobilisation, orthèse, prothèse sont autant de techniques à prescrire en fonction du contexte.
Les médicaments antalgiques
Les antalgiques sont généralement classés en 3 paliers selon leur mode d’action et/ou leur puissance antalgique. Aucun d’entre eux n’est spécifique à l’enfant ; par contre leur utilisation à l’âge pédiatrique présente certaines particularités du fait notamment des contraintes des AMM.
- Les voies d’administration des antalgiques systémiques
- LA VOIE ORALE EST PRIVILEGIEE
Car c’est la plus simple et la plus commode.
- LA VOIE RECTALE EST UTILE
car non invasive et ne nécessitant aucune coopération de l’enfant ; l’administration de suppositoires n’offre qu’une biodisponibilité incertaine (absorption irrégulière), mais l’administration d’une forme liquide est sûre et fiable.
- LA VOIE TRANSDERMIQUE EST PARFOIS INTERESSANTE
pour administrer un opiacé dans les douleurs chroniques au delà de 15 ans.
- LES VOIES SOUS-CUTANEES ET INTRAMUSCULAIRES SONT A EVITER
car invasives et douloureuses par elles-mêmes.
- LA VOIE INTRAVEINEUSE
est indiquée quand la voie orale n’est pas appropriée et/ou qu’une voie veineuse est en place.
Historique de ce document
| Version | Début de validité | Fin de validité | Rédaction | Validation |
|---|---|---|---|---|
| v1 | 21/06/2005 | - | JLB | CL |
| v1.1 | 14/01/2009 | - | JLB | CM |


