Stratégie de diagnostic et de traitement de la douleur dans le service d’oncologie pédiatrique
Objectif de cette procédure
- Assurer un soulagement optimal de la douleur liée à la maladie et aux effets secondaires des traitements chez chaque enfant suivi dans le service d’oncologie pédiatrique.
- Définir une prise en charge systématique et standardisée de la douleur, en terme de repérage, évaluation et traitement de la douleur non provoquée.
- Favoriser la cohérence de l’équipe soignante en organisant la complémentarité et la continuité des soins et permettant une autonomie du personnel infirmier.
Rechercher une éventuelle douleur
- Quand ?
- De façon systématique,
- lors de toute venue à l’hôpital (consultation, hospitalisation conventionnelle ou de jour), quel qu’en soit le motif.
- chaque jour, pendant chaque hospitalisation (conventionnelle et UPIX).
- Plusieurs fois par jour lorsqu’un traitement antalgique est prescrit.
- Par qui ?
- Consultation : le médecin ;
- Hospitalisation : l’infirmière, l’auxiliaire ET le médecin (junior, senior).
- Comment ?
- Questionnement de l’enfant puis des parents ET observation de l’enfant pendant l’entretien puis pendant l’examen ou le soin. Consulter la note sur la reconnaissance de la douleur chez l’enfant.
- en cas d’élément évocateur, l’évaluation initiale doit comporter :
- un historique précis avec une description des caractéristiques et de l’intensité de la douleur, de l’efficacité des mesures antalgiques éventuelles ;
- une évaluation de la douleur actuelle : Consulter la note sur l’évaluation de la douleur chez l’enfant.
- une étude de la sémiologie associée au syndrome douloureux.
- Consigner le résultat
Le résultat de cette démarche est toujours consigné dans le dossier du patient, qu’il y ait ou non une douleur identifiée :
- consultation : dossier médical et fiche de liaison.
- hospitalisation de jour : fiche de liaison.
- hospitalisation conventionnelle : dossier de soins et, en cas de sortie, fiche de liaison.
- UPIX : dossier de soins.
Chaque fois qu’une grille est utilisée pour l’évaluation, celle-ci est insérée dans le dossier de soins. Pour les enfants qui souffrent d’une douleur chronique, une zone du dossier de soins est réservée à cet effet de façon à regrouper l’ensemble des données et faciliter le suivi.
Stratégie de traitement curatif
- Si un traitement antalgique était déjà en cours
- L’infirmière veille à ne pas l’interrompre malencontreusement à l’occasion du séjour hospitalier (intervalle des prises).
- si la situation est jugée satisfaisante, le médecin senior apprécie l’opportunité de poursuivre le traitement antérieur à l’identique, de l’alléger ou de l’arrêter. Dans ces deux derniers cas, il est indispensable de prévoir une nouvelle évaluation 4 à 6 heures après la modification du traitement.
- si la situation n’est pas jugée satisfaisante, le traitement doit être modifié.
- En l’absence de traitement antalgique en cours
- Le médecin décide, en concertation avec l’infirmière, s’il est nécessaire de prescrire un traitement antalgique, en se référant aux documents suivants :
La traçabilité de cette décision est assurée dans le dossier de soins et le dossier médical.
- L’infirmière décide, en concertation avec le médecin, s’il est opportun de mettre en oeuvre des interventions non médicamenteuses, notamment des séances de RESC.
La traçabilité de cette décision est assurée dans le dossier de soins.
Stratégie de traitement préventif
- Tout acte réputé douloureux doit faire l’objet d’une préparation de l’enfant visant à limiter la douleur provoquée.
- La dimension émotionnelle est très importante dans la douleur ressentie lors d’un soin, elle doit être systématiquement prise en compte.
- La bonne chronologie de la préparation par rapport à l’acte lui-même est un élément-clé de l’efficacité de la prévention.
- Il est important, lors des actes douloureux itératifs, d’adapter chaque fois la stratégie de prévention en fonction de l’efficacité des mesures mises en oeuvre la fois précédente ; il est donc indispensable d’évaluer et de tracer dans le dossier de soins la douleur ressentie de façon à permettre l’ajustement éventuel de la prévention la fois suivante.
- La stratégie de prévention associe :
- toujours une dimension relationnelle : explication, mise en confiance de l’enfant et de ses proches ;
- selon les cas, sur prescription médicale, l’administration de médicaments par voie orale, rectale, respiratoire (MEOPA) ou intraveineuse (bolus préventif chez un enfant sous traitement morphinique IV) ;
- parfois, sur proposition de l’infirmière, une séance de RESC.
Historique de cette procédure
| Version | Début de validité | Fin de validité | Rédaction | Validation |
|---|---|---|---|---|
| v1 | 21/06/2005 | - | JLB | MCP |
| v1.1 | 14/01/2009 | - | JLB-CM | MCP |


